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La voie de la calligraphie

  • xavierpiton123
  • 18 oct.
  • 2 min de lecture

Dernière mise à jour : 19 oct.

1re partie par Xavier Piton @xpcalli sur Instagram


(Car OUI ! la calligraphie est réellement un chemin ; chemin d’expression de notre être, de persévérance, chemin d’humilité, mais aussi de construction de soi…)


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– Du souffle au tracé

Combien de fois ai-je entendu un stagiaire assimiler la pratique de la calligraphie à une sorte de développement personnel ? Combien de fois ai-je vu une élève, à la sortie d’un cours du soir auquel elle était venue à reculons, car trop fatiguée, témoigner d’être aussi détendue qu’à l’issue d’une séance de yoga ?

La calligraphie devient une voie vers le mieux-être lorsqu’elle permet d’associer le corps et la respiration au geste d’écrire. Ce n’est pas lors de mon apprentissage de la calligraphie latine classique qu’il m’a été donné de considérer le souffle comme élément fondamental. Notre culture a longtemps dissocié le corps des activités intellectuelles et spirituelles. Dans ce contexte, il n’est pas rare de vouloir retenir sa respiration pour exécuter un geste minutieux. Le résultat, sans doute plus précis, n’en sera pas moins dépourvu d’énergie vitale, donc d’expressivité. Vouloir faire à la perfection en retenant sa respiration ou, à l’opposé, exprimer avec le souffle au risque de l’imperfection ; pour ma part, j’opte pour cette seconde démarche.


Ce n’est qu’en m’intéressant aux philosophies orientales du trait (Tch’an et Sumi-e)*, que j’ai pu expérimenter les bienfaits d’une respiration contrôlée ainsi que de l’engagement de tout le corps dans le moindre trait. Aller chercher l’énergie tout en bas de la « colonne d’air » comme disent les chanteurs et autres musiciens qui soufflent dans un instrument à vent ; la respiration abdominale est le gage d’une expression créatrice puissante. Apprendre à respirer, comme dans bien des pratiques de méditation ou de cohérence cardiaque, va influer sur notre rythme intérieur, tant physiologique que mental. Du point de vue pratique, cela améliore notre qualité d’écriture ainsi que notre concentration. Associer le tracé à l’expiration va décupler la force du trait. Ce dernier sera empreint d’une plus grande vitalité, qualité essentielle à toute créativité. Contrôler le rythme respiratoire va aussi jouer sur notre flux d’écriture qui s’harmonise alors avec notre rythme intérieur. Se concentrer sur la respiration permet en outre de réguler notre activité mentale, de mieux contrôler nos pensées. Cela influe directement sur notre capacité de concentration, mais aussi, et là se trouve le point de transition vers la question de l’humilité, sur la sincérité de notre expression. Ce sera là le sujet de ma prochaine contribution.

Mais tout ceci reste à approfondir et pourquoi pas à discuter. Quelle est votre expérience à ce sujet ? Avez-vous des témoignages à nous faire partager ?

Nous restons à votre écoute.


Et pour mieux comprendre, une p’tite vidéo : Le Souffle


* L’ESPRIT DU GESTE par Robert FAURE



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